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CAMP DE LA JEUNESSE
Les jeunes à
l’école du Forum
Les jeunes constituent plus de 70% de la population
africaine, pourtant il n’y avait jusque là
aucune structure formelle du Forum social africain (Fsa)
pour leur permettre de faire entendre leur voix dans
la contestation de l’ordre mondial actuel. Au
Forum social mondial de Mumbai, en janvier dernier,
le continent noir n’était représenté
que par cinq personnes au camp de la jeunesse. Pour
la première fois depuis le premier Fsa, les jeunes
se réunissent à ce titre.
En général, le camp des jeunes se tient
en dehors du site du Forum social. Mais à l’issue
d’une réunion consultative tenue vendredi
au Mulungushi International Conference Center, les jeunes
alter mondialistes africains ont convenu, pour une première,
de ne pas s’éloigner de leurs aînés.
Quand bien même des mouvements de jeunes se seraient
plus ou moins bien structurés au Sénégal,
au Zimbabwe, en Zambie, etc., la mobilisation continentale
est encore à la recherche d’une masse critique
et d’une maturité. C’est pourquoi
une réunion d’orientation a eu lieu hier
en présence de Mme Njoki Njorogi du Conseil du
Forum social mondial, de deux membres du conseil du
Fsa (Diakalia Ouattara de la Côte d’Ivoire
et Wahou Kara du Kenya) ainsi que de Mc Donald Lewanika
du Forum zimbabwéen. Il s’agissait, pour
ce panel, de sensibiliser les jeunes sur les objectifs
du forum social, de présenter l’organisation
du mouvement et de les initier aux thématiques
alter-mondialistes.
Dès ce dimanche, le camp des jeunes entre de
plain-pied dans les thématiques du Forum à
travers un atelier. L’objectif est de toujours
envisager les problèmes de la mondialisation
à travers le prisme de la jeunesse. En cela,
le mouvement des jeunes est plus une contribution à
la réflexion qu’une rebuffade. D’ailleurs,
au plan structurel, le camp des jeunes va mettre en
place un organe consultatif qui va rendre compte au
Conseil du Forum social africain à travers sa
commission communication.
Souleymane NIANG
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