Après Bamako (Mali) et Caracas (Venezuela) en janvier dernier,
Karachi a constitué le troisième volet du Forum social mondial, dans sa version
« polycentrique » de 2006. Réuni du 24 au 29 mars dans le principal
centre industriel et portuaire du Pakistan, il s’est conclu sur un double succès
numérique et politique. La participation – plus de trente mille – a été deux
fois plus importante que prévue et le forum a représenté un événement par bien
des aspects novateur pour le pays.
Il y a certes eu bon nombre de problèmes organisationnels, depuis
l’absence spectaculaire de toute poubelle sur le site du rassemblement (un
complexe sportif) jusqu’à l’annulation de séminaires ou d’imprévisibles
modifications dans la programmation – ce que la presse pakistanaise a longuement
relevé. Mais les organisateurs n’avaient pas eu la tâche facile. Le tremblement
de terre destructeur d’octobre 2005, dans le nord du pays et au Cachemire, a
forcé le report du forum, initialement prévu en fin janvier. Plusieurs mois
durant, les moyens financiers et les énergies militantes ont été consacrés aux
secours envers une population très durement frappée et menacée par les rigueurs
de l’hiver himalayen. Et ce, alors même que la mise en œuvre de la dynamique
citoyenne et social qui fait le succès des forums n’allait pas du tout de soi au
Pakistan. Pakistan, terre d’expansion des forums
Dans ses terres d’origine (une partie de l’Amérique latine et de
l’Europe méridionale) le lancement du FSM a bénéficié d’un contexte nouveau
(l’émergence des résistances à la mondialisation capitaliste), mais aussi du
renouvellement des traditions unitaires durant les années 1990, impliquant déjà
une diversité notable d’acteurs sociaux. Les forums ont élargi et renforcé ces
traditions unitaires, mais ils ont profité d’une dynamique de convergence déjà
engagée. Dans d’autres pays, dans les terres d’expansion, c’est plutôt
l’existence du processus mondial qui sert de référence. C’est elle qui permet
d’initier la dynamique de convergence propre aux forums sociaux, qui fait leur
« marque de fabrique ». Il est toujours très délicat de chercher à
comprendre les caractéristiques d’un pays que l’on connaît très mal mais, au
risque de caricaturer une réalité nécessairement complexe, il me semble que tel
a été le cas au Pakistan.
L’expérience du forum social de Karachi est d’autant plus
intéressante à analyser qu’elle s’est produit dans un pays très diversifié (tant
en ce qui concerne les structures sociales que les identités régionales et
nationales) ; sous régime militaire ; placé sur la ligne de front
afghane de la « guerre anti-terroriste » de Washington ; soumis à
la pression croissante de courants intégristes religieux, appelé ici
« mouvements sectaires » et capable de violences meurtrières
[1] ; dans une région dominée depuis la partition de 1947 par l’antagonisme
indo-pakistanais, devenu aujourd’hui un face-à-face nucléaire. [2] C’est aussi
la première fois qu’un forum de cette envergure se réunit dans l’un des plus
grands pays musulmans du monde.
Le succès du forum de Karachi n’a donc rien de banal. Il demande à
être analysé dans ce qu’il a de spécifique. Il revient évidemment aux
Pakistanais (et à ceux qui connaissent bien le Pakistan) de le faire. Mais la
perception, sans prétention, d’un vieux routier des forums peut néanmoins être
aussi utile, du moins pour relever certaines des spécificités les plus
apparentes à un regard « extérieur ». Je voudrais donc avant tout,
dans ce premier article, revenir brièvement sur ce qui, à mes yeux, à donné à
l’événement sa portée.
Déclinaison d’un succès
Premier élément du succès, majeur, le FSM de Karachi a ouvert un
espace démocratique et séculier (laïque) entre la pression du régime militaire
et celle des courants intégristes, conservateurs. Le site du forum était vivant.
Il était le théâtre permanent de manifestations revendicatives. Groupes musicaux
et poètes donnaient une puissance émotionnelle aux discours politiques. Dans les
séminaires, certaines des femmes portant châle ou voile le rabattait, dégageant
leur tête – au Pakistan, nombreuses sont par ailleurs celles qui ne porte aucun
couvre-chef. Les femmes étaient nombreuses et la mixité la règle dans les
espaces et les tribunes du forum. L’atmosphère était joyeuse ; la parole et
les comportements se libéraient.
Deuxième élément du succès, des mouvements populaires divers se
sont effectivement approprié l’espace démocratique et séculier ouvert par le
forum : petits pêcheurs de la région de Karachi ; paysans de la
province du Pendjab ; syndicalistes en lutte contre les
privatisations ; nationalistes du Sind (où se trouve Karachi), du
Baloutchistan (à l’Ouest) ou du Cachemire (au Nord) ; et une myriade
d’organisations de femmes… Comme lors du FSM de Mumbai, en janvier 2004, les
mouvements étaient des participants en tant que tel du forum, animant l’espace,
plus que cela n’est souvent le cas en Europe ou en Amérique latine. Le FSM de
Karachi méritait bien le nom de forum social. Il a exprimé la radicalité de
l’exigence démocratique et sociale.
Troisième élément du succès, l’exigence de solidarité s’est aussi
affirmée avec force sur les questions les plus brûlantes. Depuis la partition de
1947, le Pakistan et l’Inde vivent en situation de guerre ouverte ou de trêve
armée. Malgré les tracasseries administratives, une délégation indienne a pu se
rendre à Karachi, comme une délégation pakistanaise s’était rendu au FSM de
Mumbai (Bombay), il y a deux ans. La situation au Cachemire a été le thème de
séminaires et d’une importante plénière où les mouvements combattants venus des
deux côtés de la « ligne de contrôle » se sont rencontrés pour la
première fois ainsi en public. [3] Même si le dialogue ne s’est pas vraiment
instauré entre eux (c’est une litote), l’événement était marquant.
Quatrième élément du succès, la présence des jeunes et le retour
du politique. Des centaines de jeunes, habitant notamment Karachi, ont participé
au forum en tant que volontaires. Pour beaucoup d’entre eux, c’était leur
première expérience politique – parfois un peu déroutante, semble-t-il, du fait
des changements de programmation. Plus généralement, le forum a permis de
réaffirmer l’authenticité du terrain politique face au régime militaire qui le
stérilise au nom des impératifs de sécurité nationale et face aux mouvements
intégristes qui le stérilisent au nom des impératifs religieux. Le forum a
réouvert le débat sur la place du politique et ce n’est pas le moindre de ses
résultats.
L’identité musulmane n’est pas nécessairement avant tout
religieuse. Elle peut être nationaliste et culturelle, comme cela semble par
exemple avoir été traditionnellement le cas pour le mouvement national
(régional) au Sind. Mais l’Etat pakistanais s’est constitué avec une base de
référence confessionnelle. Une politique d’islamisation officielle a été
ultérieurement poursuivie, en particulier par la dictature militaire du général
Zia qui a fait de l’islam une idéologie d’Etat. Mais l’islam étant très divers
au Pakistan, cela a exacerbé les conflits « sectaires » entre
musulmans. L’expérience du Forum social de Karachi permet de percevoir, dans un
tel contexte, la centralité de l’exigence laïque (séculière), une condition
nécessaire à la réalisation de l’unité sociale des exploité.e.s et des
opprimé.e.s divisés par la référence religieuse.
Cinquième élément du succès, le forum a constitué une nouvelle
étape d’un processus régional, en Asie du Sud, amorcé en Inde lors des forums
d’Hyderabad (2003) et de Mumabi (2004). Il a aussi initié une dynamique unitaire
au Pakistan même, qui devrait se prolonger : la discussion s’est
immédiatement ouverte, après l’expérience de Karachi, sur l’organisation
régulière d’un forum social pakistanais. A suivre et à confirmer, donc…
Retour sur quelques problèmes
Les tensions, contradictions et échecs méritent aussi d’être
analysés. Je me contenterais d’en relever ici cinq – en mentionnant avant cela,
pour mémoire les problèmes d’organisations (telle que l’information déficiente
sur la programmation) qui ont probablement rendu la vie parfois difficile aux
participants individuels, « inorganisés ». 1. Le
MQM. Le rapport aux institutions gouvernementales dans les villes ou les
pays d’accueil des forums fait presque toujours problème. A Karachi, les
tensions se sont cristallisées sur l’attitude à avoir vis-à-vis du MQM,
mouvement « Mohajir » [4] qui domine la mairie et que bien des
formations de gauche pakistanaises jugent « ethniciste ». Il n’a pas
été intégré au programme du forum.
2. Intégration. Un certain nombre de mouvements
qui auraient dû logiquement participer au forum ne l’ont pas fait. C’est
notamment le cas d’organisations féministes de Lahore. Le processus
d’intégration à la dynamique des forums de toutes les composantes concernées
n’est donc pas achevé. Ce problème renvoie probablement tant à des question de
fonctionnement (ouverture des structures) et d’orientation que de
« visibilité ».
3. Visibilité. Le contraste était frappant entre
la composition de la tribune, lors de la cérémonie d’ouverture du forum (où il
n’y avait pas de mouvements sociaux) et la place qu’occupaient les mouvements
dans l’espace du forum lui-même ou dans nombre de séminaires. Ce contraste est
encore plus accentué en ce qui concerne la « visibilité
internationale » du forum pakistanais (avant, du moins, sa tenue), très
réductrice. Ce problème de représentation et de visibilité, de décalage entre la
composition des tribunes centrales et des mouvements qui assurent le caractère
social des forums, n’est évidemment pas propre au cas du Pakistan.
4 A gauche. Cette polémique sur la nature des
forums sociaux a divisé la gauche pakistanaise. Certains mouvements politiques
ont soutenu dès l’origine le processus. C’est notamment le cas du Labour Party
Pakistan (LPP) dont les militantes et militants étaient, dans le forum, heureux
comme des poissons dans l’eau. La Awami Tehreek (du Sind) était très présente.
Peu avant le forum, un front s’est constitué entre 6 organisations de gauche
[5]. Cela a probablement facilité une participation finalement plus large des
forces de gauche au forum.
5. International. 58 pays étaient
« représentés » au forum de Karachi. Mais, en dehors de l’Asie du Sud,
les délégations nationales étaient généralement petites. Elles étaient surtout
composées de personnes déjà concernées par le Pakistan ou la région (avec des
exceptions, concernant en particuliers les Latinos-Américains). La délégation
française était probablement la plus nombreuse « hors Asie ». Du CRID
à ESSF en passant par Frères des Hommes, les Français étaient pour la plupart
déjà « branchés » sur l’Asie – en soulignant quand même la présence de
syndicats comme la CGT et la CGIL italienne.
De ce point, le forum de Karachi ressemblait plus à celui
d’Hyderabad, en Inde, en 2003, qu’à celui de Mumbai en 2004 : un forum
essentiellement pakistanais avec une dynamique régionale significative mais une
faible participation mondiale. Il était pourtant censé être un volet du Forum
social mondial. Mais il n’a pas été « assumé » par les composantes et
les instances internationales du FSM de la même façon que les forums de Bamako
et Caracas.
Très significativement, à la veille même du forum de Karachi, le
Conseil international du FSM s’est réuni… à Nairobi. Il était certes bon de
prolonger sans attendre la dynamique africaine de Bamako pour préparer le FSM
2007 du Kenya, mais il aurait été préférable de tenir le CI de mars à Karachi et
le suivant, prévu en octobre, à Nairobi. Les conséquences, au Pakistan, du
manque d’appui international se sont fait sentir, y compris sur le plan
financier, et les Pakistanais ont tenu à poser clairement le problème en
organisation, durant le forum une réunion, avec les membres du CI du FSM
présents.
Vu les difficultés et les enjeux (nationaux et régionaux) du forum
pakistanais, le FSM de Karachi méritait tout particulièrement d’être appuyé
internationalement. C’était aussi une occasion unique d’apprendre d’une
expérience pionnière. Mais l’Asie reste le parent pauvre des solidarités en
Europe et en Amérique latine. Malgré le rôle joué depuis Mumbai par les Indiens,
les instances internationales du FSM reproduisent au lieu de corriger cette
perception très inégale du monde.
Conclusions provisoires
Il ne s’agit ici que d’un bilan partiel, voire fragmentaire. Tous
commentaires critiques seront les bienvenus. Mais, en guise de conclusion
provisoire, je reviendrais sur les points suivants :
1. La fonctionnalité des forums. Avec
l’émigration du FSM en dehors de ses terres d’origines latino-européennes -
après Mumbaï (2004), Bamako et Karachi (2005) -, l’utilité des forums (de
ce type de forums) a maintenant été testée positivement dans des contextes très
variés. Rien n’est universel ou éternel, mais l’adaptabilité de cette forme
d’action (et du processus qui la porte) s’avère remarquable. Elle a été éprouvée
sur le plan international dans des pays où les mouvements sociaux sont forts ou
faibles, dans des situations politiques favorables ou défavorables, dans des
conjonctures très défensives ou contre-offensive.
Bien entendu, chaque forum a ses caractéristiques et ses fonctions
propres. Mais la forme « forum / processus », « espace de
rencontre / lieu d’impulsion d’actions » répond clairement à des besoins
liés à la période et pas seulement à une géographie politique spécifique. On le
savait déjà, mais on en a confirmation. Les forums permettent de rassembler les
résistances (dans leur diversité) à l’heure de la mondialisation, alors que la
crise de la référence socialiste n’a pas été surmontée et que les modes de
centralisation de la période passée (autour du mouvement ouvrier ou des luttes
armées) n’opèrent plus comme avant.
2. La portée de l’expérience pakistanaise. Le
forum de Karachi illustre ce premier point de conclusion. La situation politique
dans le pays n’est pas bonne. Il y a des luttes phares, parfois victorieuses,
mais le mouvement syndical et social reste fragmenté et globalement faible. Le
pays est extrêmement divisé. Les structures sociales sont souvent très
différentes suivant les provinces, où même au sein d’une même province comme le
Pendjab. Toute l’histoire de l’Etat pakistanais depuis sa formation en 1947 est
traversée par des conflits entre les élites des groupes « ethniques »
et des provinces pour le contrôle de l’administration et de l’armée (qui sont
dominées par les Pendjabis, mais aussi les Mohajirs…). Les conflits régionaux ou
nationaux sont nombreux (Baloutches, Pachtounes, Cachemiris, Sindhis…) et
peuvent déboucher sur des guerres internes. Les statistiques affichent 97% de
musulmans, avec toute l’ambiguïté liées à l’usage de catégories d’apparence
religieuse (ou culturelle ?) sur une réalité sociale complexe
(rassurez-vous, il y a des Pakistanais athées). Mais on a vu la multiplicité
(sunnites, chiites, ahmadiyya, soufistes…) et la violence que cache ce
pourcentage « unanimiste ».
Malgré tout cela, le forum de Karachi a été un lieu dynamique de
convergences populaires. C’est ce qui donne matière à réflexion ; et qui
assure à cette expérience sa portée tant nationale qu’internationale.
3. Contradictions internes. Une polémique
récurrente sur le rôle des ONG dans le processus du FSM a rebondi à l’occasion
de Karachi. La critique « de gauche » des forums est souvent formulée
de façon trop abstraite, trop « extérieure ». Le succès des forums n’a
rien d’évident, il exprime quelque chose de neuf. Pour être pertinente, la
critique doit donc commencer par le comprendre et le reconnaître ; être
formulée disons de façon plus « interne ».
L’évolution du monde des ONG pose problème ? Effectivement.
Certaines en arrivent, au nom de la société civile mondiale, à affaiblir le
tissus militant local ou national. Au nom de la parole citoyenne, elles
bâillonnent le radicalisme social. Au nom de la démocratie, elles monopolisent
la visibilité au détriment d’organisation autrement plus représentatives. Mais
le monde des ONG n’est pas homogène ; et il n’est pas seul à faire
problème. Il en va de même des bureaucraties syndicales, de mouvements « de
base » intolérants, de directions politiques autoritaires, de naïfs et de
cyniques et (oh combien !) de personnalités égotiques et d’individualités
manipulatrices. Bref, il ne suffit pas de dénoncer les ONG (dont beaucoup ont
leur place dans les forums) pour assurer la dynamique populaire du
processus.
Les pauvres sont, dans la société, invisibles. A contrario, les
forums doivent assurer la visibilité des plus exploité.e.s et opprimé.e.s. Or,
on sait depuis le tout début à Porto Alegre, que cela ne va pas de soi. Le
décalage peut être grand, au sein du forum, entre la « rue » et les
tribunes. Depuis 2001, des progrès ont été accomplis, mais l’évolution n’est pas
univoque – il y a aussi des régressions.
Autant l’expérience des forums mérite d’être défendue contre une
critique « de gauche » par trop « extérieure », autant il
faut prendre au sérieux les contradiction à l’œuvre au sein du peuple des
forums. Il ne faut ni espérer ni souhaiter un processus sans contradictions.
Mais, pour qu’un forum mérite son nom de « social », la voix la plus
audible doit être celle des plus exploités et opprimés, leurs mouvements doivent
être au cœur du processus.
4. Mondialisation des résistances. Le processus
d’internationalisation des forums a commencé dès 2002 avec le forum social
européen de Florence. Il a connu un saut qualitatif avec Hyderabad (Inde) et
Mumbai en 2003-2004. C’est aujourd’hui à nouveau le cas avec Bamako et Karachi
(Caracas occupant une place particulière dans l’approfondissement des
thématiques politiques). Cela sera encore vrai en 2007 avec Nairobi.
Toutes les régions ne sont pas encore intégrées au même titre au
processus (faiblesse en Europe du Nord et de l’Est…), ni représentées de la même
façon dans les instances internationales (sous-représentation asiatique et
africaine). Mais, il est extrêmement rare de voir un mouvement s’étendre si
rapidement dans le monde (en plus de quarante ans d’activités militantes, ce
n’est que la deuxième fois que je vis cela). Une remarque qui vaut, plus
généralement, pour l’ensemble du mouvement altermondialiste et anti-guerre.
Le forum de Karachi a été rendu possible par cette expansion
mondiale du processus ; il lui donne en retour dynamisme dans un pays et
une zone de conflits stratégiques. Un seul regret : que trop peu
d’organisations en Europe et en Amérique latine n’aient pris à cette occasion
conscience des enjeux sud-asiatiques.
Notes
[1] Les minorités non-musulmanes peuvent être, au Pakistan,
victimes de discriminations. Mais la violence sectaire des mouvements
intégristes est avant tout exercée entre courants musulmans : chiites,
sunnites…
[2] Les territoires à majorité musulmane qui constituent
aujourd’hui le Pakistan (à l’ouest du sous-continent) et le Bangladesh (à l’Est)
n’ont été séparés de l’Inde qu’au moment de la « partition », lors de
la décolonisation, en 1947.
[3] Le Cachemire, au Nord, du côté de l’Himalaya, est divisé en
deux par la « ligne de contrôle » qui sépare les armées d’occupation
indiennes d’une part et pakistanaises d’autre part.
[4] Les Mohajirs sont les migrants venus lors de la partition de
1947 d’Etats d’Inde à majorité hindoue : Bihar, Uttar Pradesh, Gujarat… Ils
se sont installé en grand nombre dans la province sud-est du Sind et sa
capitale, Karachi.
[5] Les six organisations ont constitué la Awami Jamhoori Tehreek
(AJT) (Peoples Democratic Movement). Il s’agit du National Workers Party (NWP),
du Labour Party Pakistan (LPP), de l’Awami Tehreek (AT), du Pakistan Mazdoor
Kissan Party (PMKP), du Pakistan Mazdoor Mehaz (PMM) and du Meraj Mohammed Khan
group (MMKG).