Paix et
conflits
Trouver des stratégies de sortie de crise
“L’Afrique de l’Ouest est en feu, aidez-nous”. La supplique, lancée
hier par l’Ivoirienne Solange Koné, à l’ouverture du Fsa, traduit une
urgence pour les pays d’Afrique de l’Ouest. Mais aussi pour les autres
régions du continent. Le thème du panel de ce samedi, sur “Paix et conflit
en Afrique” pose ainsi un des principaux problèmes que connaît le continent.
Revendiquant son statut de femme révoltée vivant dans un pays jadis
réputé symbole de paix, de fraternité et qui, en un laps de temps a
basculé dans la guerre, elle clame sa colère. “Depuis des années on
assiste à des tentatives de résolution de crises, en Afrique, qui marginalisent
la société civile. Tout est laissé aux seuls politiques”, confiera-t-elle
au sortir de la salle.
Si Solange Koné est à Lusaka, c’est qu’en plus de la question
de la dette qui lui cause “des nuits blanches”, elle est aussi en quête
de déclic pour apaiser “son” Afrique de l’Ouest en ébullition et par
extension tous les foyers de tension sur le continent, au nom de “la
solidarité africaine”.
Le Cecide, une Ong guinéenne, qui présente aujourd’hui le thème “Paix
et conflit en Afrique” a piloté le Forum social ouest africain tenue
en Guinée du 28 au 30 novembre derniers, où la thématique des conflits
a été largement débattue. Lusaka pourrait paraître comme une plate-forme
d’échange d’expériences en matière de résolution de conflits. Il sera
peut-être question aussi de la spécificité de ces conflits africains.
Car si les guerres en Afrique de l’Ouest ont des motivations essentiellement
identitaires, il n’en va pas de même forcément pour l’Afrique centrale
ou une autre partie du continent.
Sékouba Savané
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