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Social Africain |
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| TRIBUNAL
DES JEUNES La peine de mort pour La
salle d’audience n’avait ni la majesté ni le coté
policé des palais de justice conventionnels, mais le juge Madock Chivasa, son assesseur Phillan Zamchiya, le procureur Patricia
Maunganidze, le conseil de la défense
Tamuka Charles et les témoins avaient
à coeur de bien tenir leur rôles. En effet, le tribunal
des jeunes de ce Forum social africain n’a aucun pouvoir réel
et la sentence rendue n’a que valeur de symbole. Cependant, le
jugement traduit les aspirations de cette frange qui constitue la majorité
de la population du continent. L’an dernier, les jeunes du forum
zimbabwéen avaient symboliquement fait le procès de la
dette. C’est de cette expérience qu’est née
l’idée de juger la libéralisation de l’éducation
en Afrique. Dans l’acte d’accusation, le procureur
a d’abord rappelé l’importance de l’éducation
dans l’émancipation des jeunes d’Afrique et dans
leur capacitation en vue d’une participation responsable dans
l’avenir de leurs pays. A l’inverse, la non éducation
fait le lit de tous les maux dont souffre cette catégorie de
la société (enfants soldats, drogue, etc). Or, la libéralisation du système éducatif
et l’abandon du rôle de l’Etat aux structures décentralisées
ont annihilé tous les acquis capitalisés depuis les indépendances.
Devant la gravité des charges, l’avocate des jeunes ne
pouvait de requérir une application rigoureuse de la loi. A la suite du procureur, quatre témoins se
sont succédé pour dire combien les politiques néolibérales
ont soit exclus les démunis du système éducatif,
soit ou compromis toute qualité de l’enseignement dans
des écoles surpeuplées sous prétexte d’assurer
l’éducation universelle. Les témoins de l’Afrique du Sud et de
l’Ouganda ont pointé à leur tour la
mal gouvernance, l’exclusion des femmes, la cherté des
frais d’éducation dans leur pays. Le témoin zambien
a préféré faire dans le sarcasme pour répondre
à ce qu’elle considère comme une moquerie. Selon
elle, le cas de La plaidoirie de l’avocat de la défense
n’y fera rien, malgré son éloquence et une certaine
arrogance. Le juge a évoqué des circonstances aggravantes
et prononcé la peine de mort contre les accusés :
Souleymane
NIANG
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