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Social Africain |
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LE FORUM SOCIAL AU MULUNGUSHI Du non-alignement à l’alter
mondialisme Le Mulungushi International Conférence Centre où se déroule le Forum social africain est un édifice chargé d’histoire, mais qui doit apprendre à survivre. Depuis trente-cinq qu’il existe, ce lieu a vu se succéder des manifestations historiques ; autant pour la Zambie que pour la sous région. Quand les autorités zambiennes décidaient de sa construction, c’était pour accueillir le Sommet des pays non-alignés de 1970. Les autorités zambiennes avaient alors à peine trois mois pour construire un édifice digne d’abriter un tel événement. Pourtant, le bois qui orne abondamment la devanture du bâtiment a dû être importé de la Yougoslavie… Tout un symbole à l’époque du Non alignement triomphant, dont l’un des pôles était justement Belgrade, sous le maréchal Tito. Mulungushi a également vécu un sommet de l’OUA, accueilli les négociations de paix inter congolaises et résonne aux sons du rythm and blues de James Brown. Plus de trente ans après son édification, Mulungushi qui tire son nom d’un fleuve zambien, continue d’être le principal centre de conférence de la Zambie. Mais en raison des obligations qui pèsent sur ses gestionnaires d’en assurer la rentabilité, des activités en tous genres s’y tiennent. Si les participants au Forum social mondial ont été surpris de voir des offices religieux se succéder et se trouvent devoir voisiner avec une bruyante ferveur religieuse, Mulungushi accueille aussi des combats de boxe, des concerts, des cérémonies familiales, etc. Pour faire face à une forte demande, le centre dispose de sept salles de conférence dont la principale peut accueillir 3000 personnes, d’un Business Centre et d’un restaurant bar, théâtre des activités les plus lucratives du centre avec la restauration. Installée depuis un peu plus de deux ans, la cuisine a changé le profil financier de l’établissement. Interroge sur le chiffre d’affaires et le bénéfice annuel, un membre du staff se contente de déclarer, avec un sourire éloquent, que l’affaire est rentable. Mulungushi emploie quelque 75 personnes à divers postes. En revanche, le centre n’a pas à sa charge l’entretien des antilopes et d’une quinzaine de singes qui vivent à l’état sauvage dans son périmètre. Des animaux qui auraient été déplacés dans les années 1970. Aujourd’hui ils profitent des 2 000 metres carrés du parc. Souleymane NIANG |
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