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Forum Social Africain

 

 

 

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ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE
Des innovations pour changer le monde

FSA - Valoriser les liens de solidarité et les diversités culturelles dans les activités économiques, faire en sorte que l’économie soit au service de l’être humain et non le contraire, promouvoir la création de la richesse et l’équité dans l’accès aux ressources. Devant la faillite des politiques néolibérales, avec leur cortège de pauvreté et de misère dans les pays du sud, le Réseau intercontinental de promotion de l’économie sociale et solidaire (Ripess) propose ces alternatives pour changer le monde. Hier, ce réseau qui couvre les cinq continents partageait sa vision d’un autre monde. Un monde où l’économie sociale et solidaire englobe une multitude d’innovations provenant de l’intérieur des sociétés et participant à générer des emplois, ainsi qu’à développer des capacités chez les individus.

La notion d’économie sociale et solidaire renvoie à une diversité d’acteurs tels que les mutuels de crédit épargne et les mutuelles de santé, les petites et moyennes entreprises et les micro-entreprises formelles, les groupes de producteurs ruraux et les coopératives agricoles, tout comme les syndicats et les groupements et associations de femmes. Elle comprend également les associations de ressortissants et de migrants, les groupes de presse et les radios communautaires, les Ong, etc. «Il s’agit de changer de paradigmes de développement pour asseoir les règles d’un développement de l’intérieur de nos pays, à travers la promotion d’un pluralisme économique», préconise le président du Ripess, le Sénégalais Abdou Salam Fall. Et de poursuivre :

«Nous oeuvrons pour que l’entreprenariat privé s’ex-prime fortement mais aussi pour que l’économie publique se développe, et qu’elle puisse prendre en charge les investissements dans les secteurs où la valeur ajoutée en terme purement de profits n’est pas nécessairement réalisée, de manière à créer les conditions d’un accès équitable à un ensemble de service».

A écouter aussi le Nigérien Ibrahim Farmo, l’économie sociale et solidaire apparaît comme un projet de société qui va à l’encontre du capitalisme et du socialisme, même si par ailleurs son socle est cacheté de socialisme. «Il s’agit d’une alternative qui permet pour nos pays africains d’évoluer dans un monde où le partenariat sincère va s’instaurer entre le nord et le sud», précise M. Farmo. Alternative qui, selon également la Guinéenne Djakagbé Kaba, «est une vision collective et sociale du déve-loppement qui place l’humainavant toute autre considéra-tion.D’un continent à l’autre,les populations de nos Etats sont confrontées aux mêmes problèmes engendrés par les politiques néolibérales». Le Ripess se présente ainsi comme un instrument de négociation internationale, qui vise en fait à renforcer le pouvoir d’agir des peuples, à travers la promotion de l’économie sociale et solidaire. «Après ce rendez-vous de Porto Alegre, le réseau a dans son agenda, l’organisation de la 3 e rencontre internationale sur la globalisation de la solidarité, prévue à Dakar, en novembre prochain», annonce son président.

Ousseini ISSA

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