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Social Africain |
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EMIGRATION
ET SOLIDARITE INTERNATIONALE
22-23 et 26-31
janvier 2005 Mme Brice Monnou, Africained’origine vivant en France, voit dans ce Forum social mondial «un espace d’échanges, de partage. Uneoccasion de dire à celui que tu as en face, celui que tu vas rencontrer, ce que tu fais chez toi, ce que tu sais faire, ce que tu aimerais faire avec lui. Et aujourd’hui, nous sommes venus pour rencontrer, pour partager avec le monde entier sur ce que nous faisons». Mme Monnou est vice-présidente du Forum des organisations de solidarité internationale issues des migrations (Forim). Une structure qui, selon elle, regroupe six cent organisations de migrants originaires d’Afrique du Nord, d’Afrique au Sud du Sahara, de l’Asie du Sud Est et des Caraïbes. «Ces organisations travaillent, en France, pour l’intégration de leurs membres mais aussi pour le développement des pays dont sont originaires ces membres», souligne Mme Monnou. Selon elle, les migrants ont des problèmes qui dépassent l’obtention des papiers leur permettant un séjour légal sur leur terres d’accueil. Mais malgré ces difficultés liées à l’insertion, auxquelles ils se trouvent confrontés, «ils travaillent à valoriser leur apport dans le développement des pays hôtes mais aussi dans leurs pays d’origine». Pour mieux capitaliser cela, «le Forim essaie de mobiliser, de réunir autour d’une plate-for-me tous les migrants en France pour créer une mutualisation des forces. A partir de là, nous essayons de créer un partenariat solide avec les Ong du Nord mais aussi du Sud, en tant qu’originaires des pays du Sud», souligne-t-elle. Et de poursuivre : «Avec les Ong du sud nous avons des projets. Il existe des Ong originaires de plusieurs pays africains, qui non seulement en-voient de l’argent pour la réalisation d’infrastructures sociales, mais qui développent aussi d’autres formes de partenariat comme, par exemple, le renforcement des capacités des acteurs de la société civile du sud». Pour la vice-présidente du Forim , c’est, entre autres, le souci de valoriser ce genre de contact qui motive la présence des émigrés à de Porto Alegre. «Nous voulons montrer quand même que nous ne sommes pas en France pour croiser les bras, mais que les émigrés contribuent aux efforts de développement de leur pays», conclut Monnou.
Ousseini ISSA |
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