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Forum Social Africain

 

 

 

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TAOUFIK BEN ABDALLAH
«Mobiliser le plus possible pour 2007»

22-23 et 26-31 janvier 2005
 

L’Afrique accueille le Fsm dans deux ans. Peut-on avoir une idée de l’agenda du Fsa dans cette perspective ?  

Taoufik ben Abdallah : Nous ne sommes pas encore dans la phase de définition d’un agenda précis, mais dans l’identification des grandes étapes ainsi que la vision que l’on voudrait mettre derrière le Fsm en Afrique.

Et quelles seraient ces étapes ?

La première étape passe par l’amélioration de notre processus préparatoire. Ça veut dire que dans le court terme nous allons déployer tout ce qui est nécessaire pour mobiliser le plus grand nombre possible de mouvements et de gens qui doivent évoluer dans le forum, au-delà de ce qui a été fait pour prendre en charge la perspective 2007. Une autre étape sera l’organisation du Forum social africain lui-même en 2005, qui doit être une sorte de répétition de notre implication dans le Fsm.  

Le forum de 2006 au Maroc représente aussi une étape. Dans le cadre de la décentralisation du Fsm, le conseil du Fsa a appuyé la candidature africaine et va s’impliquer dans la définition de la vision de 2006 pour en faire, avec nos amis marocains, une étape de la préparation de 2007.  

Aussi bien à Mumbai qu’à Porto Alegre on a remarqué que la majorité des Africains ne se sont pas véritablement dans les activités. Cela ne risque-t-il pas de consti-tuer un handicap en vue de 2007 ?  

A quel niveau ?
Au niveau participatif, par exemple.

La participation est liée, d’une part, à notre faible capacité actuelle de mobilisation à cause des contraintes à faire participer des mouvements de cinquante-trois pays, compte tenu de nos limites. Mais ceux qui sont là ont essayé, autant qu’ils ont pu, de prendre part aux activités organisées par le Fsa ou par les autres mouvements du monde entier. Au-delà des activités organisées par le Fsa, il y a d’autres mouvements africains qui ont été très actifs comme le Ripess qui prépare une grande rencontre sur l’économie solidaire (à Dakar, en novembre 2005). 

Certains pays africains n’ont pas encore de Forum social. Le Fsa interviendra-t-il pour faire corriger cela en vue du prochain Forum mondial ?

On ne peut pas dire que le Fsa va faire ceci ou cela. Car selon la charte du Fsm, nous se sommes pas une organisation mais un espace où coexistent plusieurs mouvements ou entités. Le nombre de forums nationaux n’est pas une fin en soi. Ce ne sont que des espaces qui existent par nécessité ; il n’y a pas de principe qui voudrait qu’on construise des choses pyramidales au niveau national, sous-régional ou continental. On raisonne en termes de mouvements au sein desquels les défis sont posés et traités.  

Mumbai 2004 et Porto Alegre 2005 ont placé la barre très haute alors que Lusaka n’a pas été très populaire. Ne risque-t-on pas de connaître des problèmes lors du forum en 2007 ?

C’est vrai, mais Lusaka a quand même marqué un changement. Là où, dans le passé, les forums africains réunissaient trois cent personnes, elles étaient six cents dans la capitale zambienne. Il y a eu un doublement même si on aurait souhaité qu’une mobilisation populaire se produise. Il faut en prendre acte, c’est une étape.  

Propos recueillis pas Vladimir MONTEIRO

Une Autre Afrique est Possible