Les
Africains étaient de la fête
MARCHE
D’OUVERTURE DU FSM 2005
F.S.A
- Le
Forum social mondial 2005
de Porto Alegre s’est officiellement ouvert hier après
midi avec une marche qui a regroupé plusieurs dizaines de
milliers de personnes.
Point
de départ, le Largo Glênio Peres (Mercado Publico), pour rejoindre
l’amphithéâtre ördo-sol. Cette marche consacrée à la célébration
de la diversité, a fait jonction sur son trajet avec une autre
procession dite «marche de la dignité», mêlant ainsi des participants
venues de quatre coins de la planète pour se joindre à ce 5 e
Fsm.Sur une participation africaine estimée à plus de 300 délégués,
ils étaient une quarantaine de personnes à battre le macadam de
Porto Alegre. Mais malgré leur nombre réduit, ils ont pu se singulariser
dans la mêlée, élevant la voix ici ou là pour lancer des slogans,
se mêlant aussi à certains sarabandes joyeuses.
En
tenue traditionnelle africaine, brandissant des banderoles et
quelques pancartes confectionnées à la va-vite, ils ont stigmatisé
la mondialisation néolibérale et les politiques qui la sous-tendent,
ainsi que les institutions financières internationales qui les
imposent aux populations des pays du sud. «A travers notre participation
à cette marche et surtout notre présence à ce rendez-vous de Porto
Alegre, nous tenons à manifester notre solidarité par rapport
aux différentes luttes qui se mènent de par le monde en vue de
l’avènement d’un monde plus juste et de paix», a déclaré
un participant africain, déplorant au passage la faible mobilisation
de ses camarades du même continent à la manifestation.
Une
déception partagée par Taoufik Ben Abdellah, membre du secrétariat
du Forum social africain, pour qui la présence des Africains à
ce 5ème forum social de Porto Alegre s’inscrit
dans la logique d’une affirmation de soi. «Nous voulons
signifier que nous existons, que nous prenons part à toutes les
manifestations, à toutes les expressions, et c’est important
de démontrer qu’on est solidaire pour le monde alternatif
en recherche. Nous voulons affirmer que nous aussi, nous défendons
les valeurs d’égalité, d’entente, de non violence,
de paix», a-t-il affirmé. Selon lui, «il est très important que
l’Afrique puisse montrer son visage, sa couleur dans ce
monde alternatif que l’ont veut universel. Nous avons beaucoup
de choses à partager avec les autres ; il y a des questions récurrentes
telles que la dette, l’ajustement structurel, qui ne trouvent
toujours pas d’issue».
Ousseini
ISSA
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